Agriculture de montagne et changement climatique : le résumé des interventions
Retour sur la journée Changement climatique et agriculture alpine : impacts et adaptations
80 personnes d’horizons différents participaient à la journée sur le Changement climatique et agriculture alpine : quels impacts, quelles adaptations ? Organisée le 5 novembre 2010 par le GIS Alpes Jura, elle a permis de faire un point sur l’état des connaissances concernant le changement climatique et l’agriculture alpine.
S’appuyant sur des interventions de chercheurs et d’acteurs de terrain, cette journée à la Maison de l’agriculture et de la forêt de la Savoie a bien rempli sa mission : faire partager les observations disponibles concernant les impacts du changement climatique sur l’agriculture des Alpes du Nord et des Alpes du Sud et faire valoir les questions spécifiques liées à l’adaptation de l’agriculture, que ce soit à l’échelle de l’exploitation, des filières et des territoires.
Après une partie introductive sur le changement climatique dans les Alpes et les impacts du changement climatique sur l’agriculture française qui a permis de faire un état de l’art sur ces deux entrées thématiques, l’accent a été mis sur les dispositifs alpins de suivi et de mesure des impacts du changement climatique sur l’agriculture (les alpages sentinelles et le réseau de surveillance sanitaire de la FRGDS Paca). La restitution de ces travaux et les échanges avec la salle ont ainsi permis de mieux identifier certains impacts comme les évolutions de production fourragère en alpage, de disponibilité en eau, les évolutions du parasitisme sur le bétail, les impacts et incidences pour la production fromagère AOC. La seconde partie de la journée s’est déroulée sur le volet adaptation de l’agriculture alpine au changement climatique. A partir des projets en cours conduits dans les Alpes du Nord et les Alpes du Sud (ClimAdapt, Secalp, Pastoralp), les interventions ont abordé les questions de perception des agriculteurs du changement climatique, des adaptations spontanément mises en œuvre par les agriculteurs et des scénarios d’adaptation pour demain. Au final, les interventions et échanges avec la salle ont permis de souligner la complexité de la question de l’adaptation, de par la variabilité des impacts du changement climatique sur les territoires alpins, l’incertitude des scénarios d’évolutions climatiques ou encore la nécessité de raisonner l’adaptation de l’agriculture à l’échelle territoriale, via le développement de dispositifs de concertation sur la gestion de l’eau et du foncier.
ClimAdapt 2010
Quand l’adaptation de l’agriculture au changement climatique implique le partage des ressources
Le travail de cette troisième année du projet ClimAdapt portait sur les liens entre le changement climatique et la gestion des ressources territoriales ‘eau’ et ‘foncier’. Des enquêtes auprès d’acteurs locaux ont été menées sur trois territoires des Alpes du Nord.
Le travail a été réalisé avec l’appui de Marielle André, dans le cadre de son stage de fin d’études de l’ENSAT. Des enquêtes auprès d’acteurs locaux ont été menées sur trois territoires des Alpes du Nord. Le Haut-Chablais a permis d’étudier la conciliation entre la pression foncière due à l’urbanisation et les possibles effets du changement climatique sur la production fourragère. Le travail sur le Trièves et la Haute-Maurienne portait sur la ressource en eau et ses usages spécifiques au sein des territoires. Les résultats font ressortir la position des acteurs locaux par rapport au changement climatique et aux ressources territoriales, et permet pour chaque territoire de déterminer les freins et les opportunités au partage de ces ressources. Des restitutions sur ces trois terrains sont en cours de réalisation et l’ensemble des résultats sera présenté lors de la journée "changement climatique" du 5 novembre 2010. Ce travail a été réalisé sous la coordination de Claire Sérès et avec l’appui du Comité de Pilotage du projet « ClimAdapt ».
Le Gis participe à un second projet Cas Dar
Accompagner les producteurs de lait sous Siqo pour gérer la flore microbienne des laits crus.
Ce projet retenu est construit dans le RMT Fromages de Terroirs et porté par la chambre d’agriculture du Cantal. Son objectif est de construire une démarche d’accompagnement personnalisé au changement de pratiques, pour des producteurs de lait engagés en filières sous signes de qualité et d’origine. Il démarrera en janvier 2011, pour trois ans et concerne cinq zones géographiques. Le GIS Alpes Jura, qui a ouvert la voie sur ces démarches, participe à sa réalisation.
Contact : Tiphaine Convert, tconvert@suacigis.com
15 octobre 2010
Un outil pour l’organisation du travail en élevage
Il était présenté à des conseillers d’élevage et enseignants de la région Rhône-alpes, lors d’une journée à la Chambre d’agriculture du Rhône organisée dans le cadre de la valorisation du programme Psdr.
La mise au point de cet outil et du guide méthodologique a été réalisée dans le cadre d’une action de valorisation du Gis alpes jura avec l’appui du Feder. Elle a mobilisé les chambres d’agriculture de toute la région. Le Cemagref, le lycée agricole de la Motte Servolex et le Suaci alpes du nord sont les principaux réalisateurs. Un guide méthodologique de 40 pages téléchargeable avec cas concrets facilite la prise en main de l’outil. Des formations à son utilisation sont déjà prévues. Contact : Yves Pauthenet ypauthenet@suacigis.com, Boris Calland ou Sophie Madelrieux (Cemagref).
Accompagnement de l’agriculture, 16 décembre 2011
Les bureaux des deux chambres d’agriculture de Savoie et Haute-Savoie sollicitent le laboratoire Listo (Inra, AgroSup Dijon)
Comment combiner des missions différentes au sein d’une chambre d’agriculture, comment articuler service marchand et service public et avec quelle organisation ? Pour alimenter leur réflexion, et après avoir pris connaissance le 28 septembre dernier des résultats des travaux de l’Inra-Listo/Agrosup Dijon conduits en partenariat avec plusieurs chambres d’agriculture, en Bourgogne et dans le cadre de l’enjeu accompagnement du Gis Alpes Jura, les deux bureaux invitent l’équipe de recherche du laboratoire Listo de Dijon, dirigée par Bruno Lemery et qui a analysé et formalisé les différentes stratégies mises en œuvre par les Chambres d’agriculture.
Le Feader soutient la diffusion des résultats du Gis Alpes Jura
Le programme de diffusion et de valorisation des résultats du GIS bénéficie en 2009 et 2010 du soutien financier du "Fonds Européen Agricole pour le Développement Rural".
Ce programme concerne notamment la réalisation du site web du Gis, de la lettre d’informations, des ateliers du Gis et l’édition de fiches techniques de résultats. Les co-financements publics sont apportés par les Chambres d’Agriculture, l’Assemblée des Pays de Savoie et le Conseil Général de l’Isère.
Outils et pratiques du conseil agricole territorial en périurbain
Le GIS membre du projet de RMT Cap@cité
Le GIS alpes jura participera comme membre du RMT grâce aux travaux récents sur les pratiques des conseillers agricoles et sur l’organisation territoriale des chambres d’agriculture (enjeu accompagnement) pour contribuer, dans le RMT, à l’élaboration des référentiels de pratiques issus des situations locales analysées.
Les trois chambres d’agriculture des Alpes du nord sont également membres pour les acteurs du développement. Le caractère foisonnant des travaux sur l’agriculture périurbaine se retrouve dans la dispersion des acteurs qui oeuvrent dans ce domaine à différents niveaux d’actions. Dans un tel contexte, le RMT paraît être une structure particulièrement adaptée à ce système d’acteurs diffus et mal connectés entre eux, notamment la recherche et le développement, l’agriculture et les collectivités, car nous sommes dans un domaine ou les expériences locales devancent les analyses globales. Le RMT Capa-cité piloté par la Cra Paca portera sur l’ingénierie en péri urbain traitera de deux niveaux d’accompagnement : les projets socio-économiques des agriculteurs, qu’ils soient individuels ou collectifs, endogènes ou exogènes au milieu agricole ; l’élaboration des politiques publiques territoriales intégrant l’agriculture, qu’elles proviennent des politiques urbaines d’aménagement ou des politiques de développement local. Le programme de 18 mois prévoit trois axes de travail : la constitution d’une base de comparaison entre situations locales d’intervention des conseillers agricoles en périurbain l’organisation d’échanges entre praticiens, formateurs, responsables analystes du conseil agricole en périurbain. Formaliser le contour des nouvelles compétences et des nouveaux modes d’organisation territoriale du conseil. Le GIS alpes jura participera comme membre du RMT grâce aux travaux sur les pratiques des conseillers agricoles et sur l’organisation territoriale des chambres d’agriculture (enjeu accompagnement) pour contribuer, dans le RMT, à l’élaboration des référentiels de pratiques issus des situations locales analysées. Il est soumis pour la seconde fois à la Dger. Contact : Carole Barthès.
Le GIS propose 4 journées thématiques.
Formation des nouveaux agents de développement en montagne
Elles s’adressent aux nouveaux agents de développement arrivant sur les Alpes. Elles sont volontairement courtes (une journée) et portent sur quatre thèmes. Vous pouvez sur l’espace membre télécharger le programme des deux premières, l’une sur l’élevage et les produits, l’autre sur les prairies et vous inscrire auprès du responsable formation de votre structure.
C’était une demande forte et récente des membres du GIS confirmée par le conseil de groupement : donner aux nouveaux agents (des Chambres d’agriculture, des services élevage, des filières fromagères et des FDCL, des PNR) des notions sur le contexte de la montagne et de l’agriculture alpine et une connaissance des types de résultats, de références et d’outils disponibles notamment auprès du GIS. La Commission permanente a fait le choix de formations courtes (1 journée max) et thématiques, axées sur la sensibilisation et le transfert de connaissances produites dans le GIS.
Les deux autres porteront sur :
- système d’exploitation, gestion de l’espace en montagne et territoire
- spécificités de l’agriculture de montagne.
Elles sont également ouvertes aux agents des collectivités. information et contact : voir espace membre.
Le Gis chef de file d’un avant-projet et partenaire de deux autres.
Projets Cas Dar 2010 : Développement durable, flore du lait et prairies
Le GIS est chef de file du projet du RMT "filières fromagères de terroir" qui porte sur la co construction par les filières fromagères de méthodes d’appropriation du Développement Durable. Il est par ailleurs partenaire d’un Cas dar sur l’accompagnement des éleveurs sur la flore naturelle du lait cru (Chambre d’agriculture du Cantal) et sur les outils de conseil et formation sur les prairies permanentes (Institut de l’élevage).
Dans ces deux projets, le GIS est responsable du volet "outils d’accompagnement et de transfert pour les conseillers et les agriculteurs". C’est l’occasion de valoriser sur un plan national les travaux du GIS sur deux thèmes sur lesquels il a fait partie des pionniers. C’est aussi une reconnaissance du savoir-faire en matière de valorisation et de transfert de la recherche. Contact : tconvert@suacigis.com et ypauthenet@suacigis.com.
Conclusions des ateliers "Agriculture et biodiversité en Savoie" par Denis Maire.
Biodiversité : cinq enjeux pour l’agriculture
« Parler de biodiversité, quand les exploitations agricoles connaissent une crise sans précédent peut paraître décalé. Pourtant dans un milieu alpin ou Jura naturellement riche, les systèmes agropastoraux sont essentiels ». Denis Maire, président du GIS Alpes Jura, en clôturant les ateliers de la Chambre d’agriculture de Savoie le 12 mars dernier propose d’identifier cinq enjeux pour l’agriculture.
• Revendiquer notre place : les agriculteurs sont les experts de la nature et doivent reprendre leur place. La mythologie de la nature naturelle doit cesser. « Non, avant ce n’était pas mieux. C’est ce genre d’excès qui apporte les aberrations telles que le retour de l’animal qui dérangeait les trois petits cochons ! »
• Reconnaître les agrosystèmes comme le socle de la biodiversité : surtout dans nos départements savoyards, où l’agriculture joue également un rôle culturel et patrimonial. On peut prendre en exemple le travail autour de nos races locales, c’est une forme de biodiversité.
• Passer de l’agro-industrie à l’agro-écologie : l’agriculture a permis de nourrir les hommes, mais à quel prix ? Et avec quelle valeur énergétique ? Revenons à de la proximité et à des choix techniques plus cohérents avec notre environnement. Les légumineuses par exemple doivent reprendre leur place dans nos assolements.
• Donnons une valeur économique à l’écologie : Le travail mené par les agriculteurs en faveur de la biodiversité doit être partagé avec la société. Il a donc une valeur économique pour durer sur le long terme.
• Territorialisons nos actions : Nous avons démontré dans les exemples ci-dessus que les agriculteurs savoyards étaient acteurs sur leur territoire. « Communiquons nos démarches auprès des acteurs locaux, car il s’agit de répondre à leurs attentes, plus qu’à celles des décideurs de Bruxelles ».
« Les agriculteurs doivent s’appuyer sur la formation et la recherche, pour s’adapter à cette évolution stratégique. Le métier doit changer, les écoles d’agriculture doivent former des jeunes agriculteurs dans ce sens. Nous devrions faire un peu moins de mécanique, et un peu plus de botanique, si nous voulons être des experts du vivant au service de notre société ».
Propos recueillis par Claudine Lavorel du journal Terres des Savoie que nous remercions.
Les ateliers du GIS 2009 : trois questions à Denis Maire.
A l’occasion de la première journée des ateliers du GIS à Annecy, Terres des Savoie a rencontré le président du GIS Alpes-Jura, Denis Maire, agriculteur en EARL à Juvigny et membre de la Chambre d’agriculture de Haute-Savoie.
TROIS QUESTIONS à Denis Maire, Président du GIS Alpes-Jura « Il faut reconstruire une visibilité »
• Terres des Savoie : Denis Maire, vous êtes président du GIS Alpes-Jura. Pouvez-vous nous présenter l’intérêt de cette structure ? Denis Maire : « Pour nous, responsables professionnels, l’intérêt majeur du GIS est qu’il donne l’occasion d’enrichir notre réflexion. En effet, le dispositif regroupe à la fois un réseau et une méthode. En amont, avec le réseau d’acteurs, techniciens et agriculteurs, nous choisissons les programmes de recherche sur les thématiques qui font débat et qui interrogent les agriculteurs sur le terrain. La recherche est ainsi facilitée grâce au réseau des partenaires. En retour, le réseau s’approprie les résultats de la recherche qui sont valorisés par tous les acteurs. Au final, grâce aux échanges et aux confrontations de points de vues, notre analyse est plus riche et plus pertinente ».
• TDS : Le thème de l’atelier qui s’est déroulé fin septembre à Annecy traitait du changement et des transformations des exploitations agricoles. Pourquoi l’avoir choisi ? Denis Maire : « Les changements en cours, par l’émergence d’acteurs nouveaux, notamment associatifs, et la restructuration des services de l’Etat, modifient à la fois notre façon d’agir et l’approche que la société a de l’agriculture. Les attentes des citoyens sont nombreuses et nous nous devons de faire preuve d’innovation sociale sur nos territoires pour l’anticiper. Tout cela nous conduit à réfléchir à de nouvelles actions collectives. C’est le moment de se mettre en ordre de marche et le GIS Alpes-Jura nous apporte une aide précieuse pour reconstruire une visibilité ».
• TDS : Lors de ces ateliers, l’approche territoriale est vraiment privilégiée, on constate que les techniciens et conseillers sont largement associés aux travaux. C’est une volonté affichée ? Denis Maire : « Bien sûr. D’abord, car la diversité des territoires nécessite d’adapter les méthodes de travail aux réalités locales. Il faut changer, inventer un autre dispositif et dans ce cadre, faire rencontrer les chercheurs et les agents de terrain est enrichissant pour tous. Il faut rendre possible l’innovation sur les territoires et il ne peut pas y avoir d’innovation sans recherche préalable. Ensuite, le simple résultat de la recherche a peu d’intérêt. Ce qui intéresse les agriculteurs, ce sont les outils qui peuvent être mis au point à partir de ces travaux. Par exemple, sur l’organisation du travail, une analyse très fine du rythme de travail initial de l’exploitation est possible grâce à un outil qui mesure les changements de l’organisation du travail en exploitation d’élevage. Utilisé par les techniciens, cet outil permet de bien mesurer les impacts induits par un projet nouveau sur une exploitation, comme une installation ou une modernisation. C’est une condition de réussite. Autre exemple, sur la flore du lait, le GIS mène un travail pour étudier les modifications potentielles des pratiques agricoles qui permettraient de préserver la flore naturelle des laits. Tous ces sujets sont concrets et répondent aux questions que se posent les exploitants agricoles ».
Propos recueillis par Bertrand Coffy
Denis Maire, président du Conseil de groupement
"L’ambition du GIS : nous aider à anticiper les évolutions et à maitriser les changements"
Pour cela, il nous semble nécessaire de mieux faire connaitre le GIS, d’approfondir le dialogue avec les acteurs, de cultiver enfin notre connaissance réciproque entre territoires pour ne pas se priver de faire émerger des projets et de mutualiser les expériences. Les « Ateliers du GIS » cette année seront une première étape pour concrétiser ces objectifs.
C’est peu dire, en ces périodes de crise, que les temps sont incertains. Les interrogations que nous renvoient cette banqueroute financière et ses probables conséquences sur l’économie réelle ne contribuent nullement à améliorer la lisibilité de l’avenir de l’agriculture de nos filières et de nos territoires montagnards. Mais pour autant les évolutions à l’origine des questionnements et des thèmes identifiés pour construire les projets du GIS ne sont pas remises en cause. Au contraire cette « faillite » du global nous renvoie à l’analyse patiente des liens et des tensions entre territoires et marchés, entre produits et transformation de la consommation, entre acte de production et durabilité des ressources naturelles. Il est d’autant plus pertinent de revenir au développement local, aux valeurs de l’espace montagnard, que ceux-ci portent un sens qui semble aujourd’hui faire défaut à tout un pan de l’activité et de la pensée économique.
Comment négocier l’ancrage territorial avec les disciplines du marché ? Comment, dans un contexte d’évolution sociale et démographique forte, repositionner l’agriculture en harmonie avec la demande sociale ? Comment gérer et conserver la valeur immatérielle de nos produits issue de l’histoire et d’une culture. Autant de questions existentielles pour une agriculture fragile, un territoire contraint, dépourvu d’avantage comparatif, mais propice, peut-être, à la créativité et à l’innovation.
L’ambition du GIS est de donner aux acteurs des filières de production, des territoires - qu’ils soient agriculteurs, élus, conseillers techniques ou animateurs - les connaissances, les analyses et les méthodes pour anticiper les évolutions et maitriser les changements. Evoquant les bouleversements du monde rural, leurs aspects destructeurs et constructeurs, dualité définissant toute évolution, Edgard Pisani disait : « la destruction est dans les faits, la construction exige une volonté ». A la fois outil pour construire et participant à l’émergence de cette volonté notre réseau doit jouer pleinement son rôle d’interface en tentant de mieux intégrer de nouveaux acteurs, en impliquant de nouvelles collectivités et en valorisant pleinement l’approche pluridisciplinaire et transversale.
Dans cet esprit, il nous semble nécessaire de mieux faire connaitre le GIS et ses travaux. Ce site y contribuera. Nécessaire également d’approfondir le dialogue avec les acteurs du conseil et de l’animation : entre reformulation des besoins et retour d’expérience de valorisation. Nécessaire enfin de cultiver notre connaissance réciproque entre Jura - Alpes du Nord - Alpes du Sud pour ne pas se priver de faire émerger des projets et de mutualiser les moyens. Nous aurons l’occasion de concrétiser pour une part ces objectifs lors des prochains « Ateliers du GIS » au cours desquels nous aurons plaisir à vous rencontrer.
Appels à projet valorisation de la recherche - Feder
Deux projets de valorisation présentés par le GIS Alpes Jura ont été retenus dans le cadre du programme régional du Feder.
Ils portent sur la valorisation des ressources territoriales par l’agriculture et les autres activités (valorisation des travaux du programme Ress-Ter avec les chambres, les Parcs et INPACT) - contact Loïc Perron - et sur l’organisation du travail en élevage (conduit avec le Cemagref et le lycée de La Motte Servolex). Contact Yves Pauthenet.
Le comité de massif des Alpes planche sur le changement climatique.
Le comité de massif des Alpes organisait le 11 mai à Grenoble un séminaire sur "l’adaptation au changement climatique, un défi pour les acteurs du massif alpin".
Les travaux du GIS Alpes Jura étaient abordés à la table ronde « face au changement climatique, le témoignage d’acteurs engagés » à travers l’intervention de P.-Y. Motte, président de la Conférence Agricole Alpine et de la Chambre d’agriculture des Hautes-Alpes.
Feader Rhône-Alpes
Le GIS présente deux projets de valorisation de la recherche
Ils portent surcessivement sur "la démarche de valorisation des pratiques de gestion de la flore microbienne des laits crus" et sur le "programme de diffusion et transfert des résultats du GIS 2009".
Valorisation des résultats : rencontre de chaque membre pour définir leurs attentes.
La commission permanente du 12 mai a mis au point une méthode de travail pour préparer le projet de valorisation des résultats du GIS. Le temps fort sera la rencontre, à partir du 15 juin, de chaque partenaire pour croiser leurs préoccupations avec les résultats des travaux du GIS.
Ces rencontres s’appuieront sur une information et une diffusion des travaux en cours auprès des équipes de chacun des membres, de façon ensuite à cibler et prioriser les projets de valorisation. Parmi les critères de priorité, le groupe propose de retenir les projets qui croisent l’agriculture avec les questions d’autres acteurs ainsi que les projets qui participeront à enrichir la réflexion professionnelle. Pour tenir compte des moyens limités, le groupe recommande d’une part de formaliser en amont un projet de valorisation des résultats qui précise le contenu, les livrables, les publics, la démarche et, d’autre part, de prévoir une meilleure communication. La commission permanente a donc décidé d’engager la phase 1 de rencontre des membres. 7 réunions de travail sont prévues et le planning figure sur l’agenda du site. La synthèse sera faite par chaque comité d’orientation en octobre prochain. Le programme général sera arrêté en comité inter enjeux.
Denis Maire nouveau président du GIS Alpes Jura
Denis Maire est agriculteur (producteur de lait et céréales) à Juvigny dans le Genevois (Haute-Savoie). Représentant le Suaci Alpes du Nord au sein du GIS, ses différentes responsabilités l’amènent à croiser des regards à la fois de professionnel, d’élu et enfin d’acteur économique sur les préoccupations de l’agriculture des Alpes et du Jura.
Il est membre de la chambre d’agriculture et travaille dans la commission territoire, environnement et la commission économique. Elu local il est impliqué dans une communauté d’agglomération et dans le volet agricole du projet d’agglomération transfrontalière franco Valdo genevoise. Il préside enfin depuis quelques années la coopérative agricole d’approvisionnement Jura Mont Blanc. Cette implication au cœur des différentes problématiques l’a amené à s’intéresser aux travaux du GIS : « Croiser différents points de vue territorial, économique et agricole est parfois assez difficile, mais c’est une démarche indispensable pour construire l’avenir de l’agriculture. Ce croisement constitue me semble-t-il tout l’intérêt des travaux du GIS qui doivent nous aider à mettre de l’intelligence dans cette complexité, à mieux en comprendre les enjeux et nous donner des éléments pour aller dans ce chemin étroit entre ces trois dimensions ».
La nouvelle plaquette de présentation du Gis Alpes Jura est sortie !
Plusieurs dizaines d’exemplaires sont prévus pour chacun des membres du GIS,
Plusieurs dizaines d’exemplaires sont prévus pour chacun des membres du GIS, afin que les collaborateurs, élus ou responsables professionnels puissent en un coup d’œil savoir l’essentiel sur le GIS. Accueillie par des échos très positifs, n’hésitez pas à la demander au secrétariat du GIS ou auprès du relais GIS de votre structure.
Le RMT « Filières fromagères valorisant leur terroir »
Le GIS Alpes Jura est membre du Réseau mixte technologique, présenté à l’appel à projet 2008 du ministère. La labellisation du projet par la DGER, après avis des conseils scientifiques nationaux concernés, vient valider un long travail de construction et de préparation dans lequel les équipes du GIS se sont largement impliquées. Porté par le Cnaol, il permettra d’une part de mutualiser dans le réseau les questions de recherche et les résultats produits par chaque membre et d’autre part de préparer des programmes de recherche communs.
Pour le GIS Alpes Jura, c’est également l’opportunité de renforcer une partie des actions de recherche-développement prévues sur ces thématiques, en s’associant notamment avec le GIS Id 64 (Pyrénées), le pôle AOC massif central, le Centre Technique des Fromages Comtois et le Centre Technique Fromager Caprin de la région Centre.
Il répond au souci émis par le conseil de groupement de donner une lisibilité nationale aux travaux du GIS Alpes Jura. L’Inra et Actilait sont également membres du RMT.
Réunion du Conseil de groupement du GIS Alpes Jura le 17 décembre dernier
Les débats ont concerné notamment les travaux portant sur la biodiversité, les nouveaux enjeux des prairies, l’analyse économique des filières et l’accompagnement de l’agriculture.
Le conseil a proposé également que le GIS joue le rôle de veille sur les évolutions technologiques (produits sous signe de qualité) et organise un débat sur les politiques territoriales. Enfin le principe des ateliers du GIS en 2009 et de l’ouverture d’une réflexion sur l’évolution du GIS après 2011 a également été décidé.
Comités d’orientation du GIS Alpes Jura
Ils ne se réuniront pas exceptionnellement au printemps 2009, pour permettre des rencontres avec chacun des membres sur "la valorisation des travaux. Les prochains comités d’orientation se réuniront en octobre sur une journée complète.
Ils permettront de faire le point sur les travaux réalisés cette année et de valider les propositions de programmes pour 2010 préparées par les groupes de travail. Une demi journée sera consacrée à définir les actions de valorisation à réaliser, à partir des attentes de chaque membre.
Territoire et ressources : 20 octobre
Accompagnement de l’agriculture : 23 octobre
Renouvellement des stratégies des filières : 27 octobre
Transformation des activités agricoles : 17 novembre matin